le 3 février 2026
À Liège, la mise en service du tram et la réorganisation des lignes de bus étaient attendues et auraient dû marquer un progrès majeur pour la mobilité de toute notre agglomération. Pourtant, de nombreux usagers témoignent aujourd’hui de difficultés concrètes : bus annulés, « bus fantômes », correspondances ratées, horaires inadaptés et information peu fiable. Et le TEC tarde à (ré)agir.
Le collectif citoyen liégeois ComBaLi, a réalisé une étude qui confirme ces ressentis de terrain : le taux d’annulation reste structurellement élevé sur certaines lignes, souvent les plus périphériques, qui servent de variables d’ajustement en cas de tension sur le réseau. Ils sont venus nous la présenter au Parlement et ça a été l’occasion d’avoir un échange avec le ministre et un représentant du TEC Liège-Verviers.
Le TEC peut faire et a déjà procédé à quelques ajustements mais il nous a confirmé qu’il lui faudrait 3 ans pour disposer d’une évaluation globale. Alors que des citoyens bénévoles parviennent, avec des données publiques, à objectiver les dysfonctionnements en quelques semaines, le TEC a besoin de 3 ans. Ce décalage interroge.
Le problème n’est pas budgétaire. Il est organisationnel.
Le TEC et sa société coupole l’OTW sont englués dans des processus décisionnels lents et complexes. Il faut simplifier et fluidifier. Ces sociétés comme toutes nos structures publiques doivent devenir plus agiles, mieux évaluer et s’adapter plus rapidement aux besoins identifiés. L’objectif est de rendre le meilleur service possible aux citoyens. Et c’est particulièrement vrai en matière de mobilité.
Le futur contrat de service public doit être le levier du changement : plus d’autonomie pour l’OTW, mais aussi plus de responsabilité, d’indicateurs publics et d’obligation de résultat, afin de garantir un service de transport réellement adapté, réactif et digne de la confiance des usagers.