le 8 avril 2026
Pour rappel, l’assurance chômage n’est pas une réponse à la situation des aidants proches qui assument, au quotidien, une responsabilité de soins lourde, souvent indispensable au maintien à domicile d’un enfant en situation de handicap, d’un parent dépendant, d’un conjoint gravement malade. Ces aidants proches-là ne cherchent pas un emploi. Ils cherchent de l’aide. Et la réponse, ce n’est pas l’ONEM.
Faute de solutions, le chômage a servi de statut de substitution. Mais avec la réforme du chômage, la question du statut des aidants-proches est revenue à l’avant-plan de l’actualité. David Clarinval a proposé une solution transitoire. Mais il est Ministre de l’Emploi, pas de la Santé, de la Personne handicapée ou de l’Action sociale. Chaque Ministre et niveau de pouvoir concerné doit s’attaquer aux solutions structurelles. Celles-ci se trouvent aussi dans les politiques de santé, de handicap, d’accompagnement des familles, des seniors, de l’aide à domicile, du répit, de l’accès à l’information et du soutien psychosocial au niveau de la Région wallonne, c’est-à-dire du Ministre Coppieters. Je l’ai réinterrogé cette semaine en commission et il a annoncé un vaste plan mais dont il n’a pas partagé les détails à ce stade. L’AVIQ, c’est un budget de près de 7 milliards d’euros, j’espère que le Ministre pourra dégager quelques millions pour les aidants-proches. Je continuerai à suivre ce dossier. Près de 500.000 personnes se déclarent aidants-proches en Wallonie.