le 8 avril 2026
La question de la neutralité ne se pose pas qu’à l’école. Elle se pose aussi, très concrètement, dans nos communes, là où les agents communaux rendent un service aux citoyens.
En 2023, la Ville de Ans, à côté de Liège, a adopté un règlement communal interdisant le port de signes convictionnels, philosophiques ou religieux, sur le lieu de travail pour l’ensemble de son personnel. Une employée qui s’estimait lésée dans sa liberté de choix de religion et qui s’estimait aussi victime de discrimination a attaqué ce règlement en justice. Tant la Cour de Justice de l’Union européenne que le Tribunal du travail de Liège considèrent que ce n’est pas le cas.
Suite aux arrêts de ces juridictions, d’autres communes ont annoncé vouloir adopter des règlements similaires. Et donc sur le terrain on se retrouve avec des réalités différentes : certaines communes appliquent une neutralité exclusive stricte, d’autres autorisent le port de signes convictionnels, et certains agents peuvent donc faire l’objet de traitements radicalement différents selon la commune qui les emploie.
C’est pourquoi j’ai plaidé ce mercredi au Parlement wallon pour la nécessité de doter la Wallonie d’un cadre uniforme en la matière. Il faut garantir à tous les pouvoirs locaux une base claire et identique. L’enjeu est simple : que chaque agent communal sache à quelles règles il est soumis, et que chaque citoyen bénéficie, partout, d’un même niveau de neutralité dans les services.
Comme pour l’école, une neutralité assumée et homogène renforce la confiance dans nos institutions, protège les agents contre les traitements inégaux et assure à chaque citoyen un service public impartial, à l’abri des pressions idéologiques ou religieuses.
C’est ce combat pour une neutralité claire et cohérente que je continuerai à mener, à tous les niveaux de pouvoir.
➡️ Pour revoir mon intervention en plénière du PW : https://www.facebook.com/reel/1236240648670613