Quand le PTB glorifie un dictateur

Fédération Wallonie-Bruxelles

le 10 septembre 2026

Fidel Castro a été un dictateur communiste à Cuba pendant plus d’un demi-siècle. Il a opprimé son peuple et réprimé toute opposition. A l’occaison du centenaire de sa naissance, le parti communiste belge, le PTB, en a fait un portrait complaisant, quasi romantique, niant toute la dimension tyrannique du personnage et de son pouvoir. Cette communication d’un parti qui se dit démocratique est révélatrice. Ce n’est pas la première fois que le PTB nuance fortement voire nie complètement les exactions d’un dictateur communiste. Leur cheffe de groupe à la Chambre avait fait de même en 2022 avec Staline dont elle disait qu’il  avait aussi fait des choses positives.

En 2026, présenter le régime d’un dictateur comme un idéal, ou en entretenir une image positive, est inacceptable. Cela l’est d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un parti qui n’est pas concerné par le cordon sanitaire et que certains imaginent demain participer au pouvoir. Gouverner exige une adhésion sans ambiguïté aux valeurs et libertés de notre démocratie, à l’État de droit, au pluralisme politique et aux droits humains.

La ligne du MR est claire : nous combattons tous les extrémismes, sans distinction idéologique. Nous refusons tout autant le racisme, l’antisémitisme, la haine et la violence politique que les discours qui relativisent les crimes des régimes totalitaires ou idéalisent des systèmes ayant réduit au silence leurs opposants.

Le cordon sanitaire doit être une exigence de cohérence démocratique. Il ne peut être pleinement crédible s’il se limite à l’extrême droite, tandis que les complaisances et les références autoritaires de l’extrême gauche seraient traitées avec indulgence. Il ne s’agit pas d’empêcher le débat démocratique, mais de ne plus banaliser ceux qui banalisent l’inacceptable.

C’est tout le sens de ma proposition de résolution sur la lutte contre l’extrémisme signée avec mes collègues de la majorité et déposée au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles : rappeler que notre vigilance doit être globale et que la démocratie ne peut avoir deux poids, deux mesures. Face à toutes les formes de radicalité qui fragilisent nos libertés, notre réponse doit être ferme, cohérente et sans complaisance.

Spotify