Enseignement : La FWB investit plus que la moyenne

Fédération Wallonie-Bruxelles

le 9 octobre 2026

Depuis la rentrée, on l’entend partout : l’enseignement serait sous-financé. Comme s’il s’agissait d’une évidence qu’il serait interdit de contester. Sauf que les chiffres disent l’inverse. Et en politique, je préfère les faits aux slogans.

Les chiffres sont clairs : près de 75% du budget de la FWB (74,5 % sur 14,5 milliards d’euros en 2025) vont à l’enseignement. Et quand on compare avec nos voisins, notre pays n’est pas à la traîne, bien au contraire : la FWB dépense 27 % de plus par élève que la moyenne européenne, davantage que la France ou l’Allemagne.

Avec de tels chiffres, difficile de parler d’abandon financier…

« La vraie question n’est pas combien on dépense, mais comment on dépense. »

Plusieurs facteurs expliquent ce niveau de dépenses. D’abord, la FWB emploie proportionnellement plus d’enseignants que ses voisins, ce qui représente un coût de 7,9 milliards € soit plus de 80% des dépenses globales de l’enseignement. Par contre, les enseignants passent en moyenne moins de temps face aux élèves, un facteur de coût pointé notamment par le Fonds Monétaire International (FMI). Plus d’enseignants, moins d’heures de cours chacun : l’équation pèse mécaniquement sur la masse salariale. À cela s’ajoutent le poids de l’organisation en réseaux, la multiplication de certaines infrastructures, et un nombre élevé d’options dans le secondaire.

Un autre chiffre mérite qu’on s’y attarde : le redoublement. Il coûte à lui seul environ 400 millions d’euros par an. La seule manière de réduire durablement cette facture c’est de prévenir l’échec scolaire en amont.

Notre conviction est simple : des moyens mieux utilisés, mieux ciblés et au service de la réussite des élèves, c’est le sens des réformes que nous portons et je continuerai à les défendre ardemment.

➡️ Lire l’enquête de la RTBF ici : https://m-url.eu/r-6xyi

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