le 9 octobre 2026
La démocratie n’est jamais acquise. Elle se défend chaque jour dans nos institutions, dans le débat public mais aussi dans notre capacité à transmettre aux jeunes les outils pour comprendre le monde qui les entoure. Nous devons rester vigilants face aux discours qui fragilisent nos valeurs et libertés, c’est pourquoi, j’ai proposé au parlement de la FWB une résolution visant à sensibiliser les jeunes aux dangers de tous les extrémismes, des radicalisations et des populismes. Ils n’ont pas tous la même histoire, les mêmes mécanismes ou le même terreau mais ils peuvent tous fragiliser la démocratie lorsqu’ils rejettent les libertés, le pluralisme et le débat d’idées. Notre réponse doit être la même : défendre la démocratie contre tout ce qui la menace.
Il ne s’agit évidemment pas de demander à l’école de dire aux élèves ce qu’ils doivent penser. Il s’agit au contraire de leur donner les outils pour penser librement : distinguer un fait d’une rumeur, reconnaître une manipulation, comprendre les mécanismes de propagande, confronter les sources et connaitre l’histoire parce qu’aucun extrémisme ne doit rester un angle mort ni l’extrême droite, ni l’extrême gauche, ni même les radicalismes de nature religieuse ou idéologique.
« Aucune cause, si juste qu’elle se prétende, ne donne le droit de supprimer les libertés de celui qui pense autrement. »
C’est aussi pour cela que je souhaite que l’on enseigne avec la même exigence les idéologies fascistes et nazies ainsi que les régimes communistes, totalitaires avec leurs mécanismes, leurs crimes et leurs victimes. D’autant plus quand on voit qu’un parti d’extrême droite (AFD) ressurgit électoralement en Allemagne, malgré tout le travail historique et de mémoire réalisé dans ce pays. Il est primordial de renforcer la vigilance contre tous les types de discours et de mécanismes qui permettent à ces idées extrémistes de réapparaitre.
Parce que défendre la démocratie, ce n’est pas réécrire l’histoire selon ses préférences politiques. C’est donner aux jeunes les connaissances et l’esprit critique nécessaires pour comprendre ce qui conduit à la négation des libertés.
« Il ne s’agit pas de faire un classement de l’horreur du nombre de morts et des idéologies, il s’agit d’appliquer la même exigence démocratique à tout ce qui menace la démocratie. »
La résolution propose également d’associer les universités, les organisations de jeunesse et les acteurs de l’éducation permanente à ce travail, et de renforcer le devoir de mémoire, notamment autour du 23 août, journée européenne de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme.
La démocratie se défend aussi par la connaissance. Et apprendre à penser librement reste l’une des meilleures protections contre tous ceux qui voudraient penser à notre place.
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