La place des élèves est dans les classes, pas dans la rue

Fédération Wallonie-BruxellesLiège

le 9 octobre 2026

Liège connaît des scènes de chaos qui font penser à ce qu’on observe depuis plusieurs semaines devant certains lycées français : écoles bloquées, feux allumés, dégradations diverses, appels à s’en prendre à la police. Les jeunes ont parfaitement le droit d’avoir des revendications et de contester des réformes. Mais pas comme ça ! Se faire entendre, oui, mais bloquer et casser, non…

Il est utile de rappeler que l’obligation scolaire s’applique à toutes et à tous jusqu’à 18 ans. La place des jeunes en âge scolaire pendant les heures de cours est donc dans les classes et non dans la rue. Casser, brûler, piller… ou  appeler à s’en prendre à la police, ce n’est pas de la contestation, c’est de la délinquance pure et simple.

Suite à ces débordements, parfois particulièrement violents, nous devons toutes et tous, collectivement, plaider pour un retour au calme, synonyme d’un retour serein dans les classes dès ce lundi. Ce retour au calme passe par le sens des responsabilités de chacun : politiques, forces de police, parents, équipes éducatives et jeunes impliqués.

Je regrette que des bâtiments scolaires et privés aient été la cible de casseurs et fais part de mon soutien à ceux qui en ont été victimes. Les fauteurs de troubles doivent être identifiés et mis devant leurs responsabilités ainsi que leurs parents le cas échéant. Il est trop tôt pour tirer des conclusions mais aucune dérive trop importante ne semble être à déplorer. Je tiens à féliciter la Police liégeoise pour sa gestion de la situation, souvent face à des jeunes mineurs avec toute la difficulté qu’on peut facilement imaginer dans ce contexte.

« Bloquer des écoles, allumer des feux ou appeler à s’en prendre à la police, ce n’est pas de la contestation, c’est de la délinquance. »

Dans ce contexte tendu,  il a été décidé de fermer les écoles secondaires communales sans distinction, alors que tout ou partie d’écoles d’autres réseaux restaient pourtant ouvertes sur le même territoire. Je m’interroge sur cette décision, uniforme alors même que la situation sur le terrain était très différente d’une école, d’un quartier à l’autre.

Des parents, des élèves et même des directions parfois se sont trouvés désemparés face à des décisions qui semblaient contradictoires face à une même réalité. Dans un même quartier, voire parfois une même rue, on trouvait une école fermée et une autre ouverte. Je ne me permets pas de juger, ni les directions qui ont décidé d’ouvrir ni celles qui ont décidé de fermer. Mais la lumière doit être faite sur les consignes et informations qui ont poussé les uns et les autres à poser ces choix. Et je pense particulièrement à la Ville de Liège comme Pouvoir Organisateur mais qui est aussi le pouvoir qui travaille en première ligne avec la police.

Merci aux directions et aux équipes éducatives, dont la position n’est pas simple. Une réunion de sécurité réunissant tout le monde a enfin eu lieu ce samedi 3 octobre matin. Nos écoles méritent mieux que la confusion : elles méritent du calme, de la clarté et des responsables qui assument leurs décisions.

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